samedi 15 septembre 2018

La crise de 2008

Tout le monde a une petite histoire sur cette période, non ? La mienne c'est Christine Lagarde, il y a 10 ans et une semaine, annonçant dans tous les médias nationaux "Le gros de la crise est derrière nous". Le lendemain, le projet sur lequel j'étais depuis 3 mois (et qui devait me faire vivre pendant 4 ans, avec un bel apport au portfolio) était annulé : sur les 7 "partenaires" (des lotisseurs en gros) 2 avaient prévenu qu'ils se retiraient à cause des conséquences directes de la crise des subprimes, les autres se sont contentés de ne pas se pointer à un comité de pilotage.


Heureusement que cette personne n'a plus occupé aucun poste important depuis !
Et que tous les responsables des banques ont payé pour leurs délits et crimes ! Et que les autorités politiques ont mis un terme à ce genre d'agissements ! Et qu'on ne fait plus de prêt à risques dans le monde !

On n'a jamais beaucoup parlé de la crise de 2011, qui a pourtant été plus destructrice, peut-être pour ne pas affoler les foules, les laisser continuer à croire aux sornettes que ceux qui provoquent les crises nous font avaler pour qu'on ne les résolve pas, après tout, à chaque crise eux gagnent des sous.


L'histoire a retenu que la Deuxième Guerre Mondiale a été déclenchée en septembre 1939, pile 10 ans après le "jeudi noir" à Wall Street (octobre 29).
L'invasion des Sudètes date de fin 38 et c'est certainement le galop d'essai avant les vraies hostilités, et que les pouvoirs d'extrême droite ont déjà chauffé leurs arsenals en Espagne, au Japon, donc le conflit était latent depuis pas mal d'années.
L'Union Européenne au bord de l'implosion, l'extrême droite au gouvernement, l'irresponsabilité des responsables politiques et économiques...

Quand j'étais gamin on a vu les JEux Olympiques à Albertville. La Yougoslavie était alors en conflit armé, même pas 10 ans apr_ès avoir accueilli ces mêmes J.O. d'hiver. Ce spectre me hantait déjà gamin, il n'est que plus fort aujourd'hui :

https://www.franceinter.fr/economie/les-banquiers-centraux-artisans-de-la-crise-de-2008-un-ex-lehman-brothers-accuse

https://www.franceinter.fr/economie/lehman-brothers-dans-la-tete-d-un-trader-en-plein-krach-boursier

https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-14-septembre-2018

lundi 27 août 2018

Musique au sommet

Je disais m'ennuyer musicalement depuis mon retour en Savoie en janvier, j'ai trouvé un furieux défi à relever : intégrer un orchestre symphonique amateur de très bon niveau en 2 répétitions sur un instrument que je ne connais pas !


5 pistons, transpositeur en fa, 1 octave plus bas qu'une contrebasse à cordes, accessoirement 1 octave et demie plus bas que je n'avais jamais joué, quasiment aucun doigté commun avec les instruments à 3 pistons, c'est un instrument à part entière : 7 ans que je joue différentes formes de "tubas" dans des harmonies et petits orchestres, en fait je n'avais joué que de très grosses trompettes !
Et malgré mon bon niveau en tuba d'harmonie et souba funk je ne peux pas me prétendre tubiste, maintenant que je me suis frotté à une de ces bête je comprends que c'est à monde différent.
J'ai appris un nouvel instrument, avec la sensation de venir du didjeridoo, pas agréable quand on débarque à 2 répétitions du concert dans un orchestre qui a du niveau... et qu'on passe la première à se rendre compte qu'on ne sait pas comment on en joue.


J'ai rarement autant galéré en musique, je n'avais jamais autant gribouillé une partition même quand j'étais chef, je n'ai toujours pas compris la logique des doigtés, je reste hésitant sur certaines tessitures, mais bon sang, j'ai relevé un sacré challenge, le cerveau a bouillonné tout le jeudi, c'est captivant, quelle expérience !


L'orchestre en question est le COGE pour le Festi'Val d'Arly, comme quoi les Parisiens en Savoie, des fois ça a du bon !
Je les remercie, ainsi que Frank sans qui je n'aurais pas pu sortir grand chose de cet incroyable tube.
Bon, l'étape suivante c'est le 7 pistons ou l'ophicléide ?
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vendredi 27 juillet 2018

Cours toujours : bonus

N'étant pas très connecté je suis passé à côté, mais les résultats sont tombés il y a un mois :

Fb CoMet
Mes élèves ont donc toutes réussi leur BTS, et j'avoue que je ne l'aurai pas parié au départ, la surprise est bonne !
Je n'y suis pas pour grand chose, les (pour ne pas dire la) questions de design rapportant généralement 6 points sur les 80 de l'examen, toutefois voici un taux bien agréable à voir.
Bravo à toute l'équipe enseignante, à l'équipe administrative, et surtout aux élèves (une pensée encore plus forte pour celles qui ont du se surpasser pour y arriver).
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lundi 18 juin 2018

Cours toujours n°4

La dernière livraison des perles des élèves avant longtemps, vu que désormais je n'enseigne plus. Dans les perles les plus faciles il y a les phrases du type "le coût d'achat est coûteux" et je suis persuadé que Monsieur de Lapalisse n'eût point dit mieux.


Mais il y a parfois des surprises qui font rire, quand on travaille sur la saisonnalité des aliments :

(j'avoue que dans un contexte terroriste ça peut presque être pris pour du Ménard)

Encore une fois, je ne me moque pas, ce sont des rayons de soleil au milieu de la brume des corrections. Il y a parfois des rendus au-delà du niveau attendu (je rappelle que j'enseignais à des BTS d'Economie sociale et familiale, la matière représente au mieux 6 points sur la totalité de leur examen!) :


Il y a même des fois où j'apprends des choses !
Par exemple le Plan Nutrition Santé préconise de consommer les produits à leur période de production naturelle. Et autant je comprends l'intérêt quand il s'agit d'aliments qui poussent (fruits, légumes, tubercules...), autant je saisis moins le sens de ne manger des fromages (dont certains restent entre 5 et 36 mois à l'affinage selon ce que l'on en attend) à une période particulière :


Je travaille pour le Beaufort en ce moment, et je ne comprend même pas à quoi correspond cette saisonnalité ! Sérieusement, en avril les vaches sont encore presque toutes à l'étable à manger du foin, la saison estivale commence au 1 juin, alors pourquoi manger celui d'avril ? Surtout qu'en magasin on trouve du fromage d'hiver et d'été toute l'année, plus ou moins affiné donc selon le moment où on l'achète.
Même historiquement, dans certaines vallées ils gardaient les vaches dans le petit village l'hiver et faisaient de la tomme et du beurre pour vendre en ville, puis montaient les vaches en alpages communs qui rassemblaient suffisammenet de bêtes pour sortir un gros fromage type gruyère. A l'inverse, dans d'autres secteurs, ils étaient assez nombreux autour d'une fruitière l'hiver mais s'éloignaient les uns des autres l'été et c'est à ce moment là que chacun produisait ses tommes

Je remarque une alternance (voulue?) entre les cousins Beaufort et Comté, ce tableau est-il fait pour contenter tout le monde ?
Et l'Aligot ? C'est pas une préparation à base de tomme, de pommes de terre et d'ail ?
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mercredi 28 mars 2018

Le retour du colporteur

En 2013 j'avais travaillé comme “colporteur” pour promouvoir le fromage Beaufort... qui fête les 50 ans de son appelation protégée cette année ! Pour l'occasion ils ont souhaité élargir l'opération estivale et proposer 50 RDV de février à décembre, et voulaient repartir avec une des personnes ayant travaillé pour eux ces dernières années. Je n'avais pas un emploi du temps bien plein pour l'année à venir alors j'ai postulé, et j'ai été pris (faut dire que j'étais le seul ancien de l'opération à pouvoir m'organiser en si peu de temps).

Me voici donc reparti par monts et par veaux (jeu de mots, haha) pour deux missions.


La plus visible est celle d'animer des rencontres entre producteurs et consommateurs, principalement par la visite de l'exploitation ou des sorties accompagnées où l'exploitant-e peut nous faire partager son quotidien sur le terrain.

La plus importante est de faire le portrait de chaque personne de la filière. Enfin, surtout des producteurs, il y a plus de 400 exploitations, autant dire qu'il y a du monde à voir ! Et là je m'éclate ! Déjà parce que c'est l'occasion de découvrir le mode de vie des gens. Surtout parce que ça me permet de visiter des bâtiments à peine croyables ! Il y a les exploitations récentes qui peuvent impressionner par leurs volumes et leurs facilités :

et il y a le contraire, les vieilles étables où il faut tout faire à la main, de sortir le fumier à... traire !

Le bâtiment le plus vieux que j'ai vu encore en usage dans sa forme quasi-originelle date de 1618 !!

D'autres se retrouvent dans ce qui était une maison ou mieux, l'école du village :

Je suis un des rares à visiter cette diversité d'exploitations, autant dire un privilégié !
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