vendredi 29 août 2014

Intermittent professionnel - 2

Une vidéo plus qu'intéressante sur le régime de l'intermittence dans le spectacle, et au-delà, sur le travail précaire :

 

Un seul point de désaccord lorsqu'ils évoquent le "besoin de flexibilité côté employeurs" quand on voit que les dividendes distribuées par les sociétés françaises au premier semestre 2014 ont augmenté de 30% par rapport à l'an dernier. Quel besoin de flexibilité si le capital prospère tant ?

Et cela est encore plus parlant si on met quelques chiffres en face :
_ 36,8M€ distribués aux actionnaires en 2013 ;
_ 20M€ de CICE offerts par le gouvernement pour assurer la compétitivité de sociétés (qui ont donc déjà distribué plus en dividendes) ;
_ près de 30M€ sont encore promis au titre du "pacte de responsabilité" à ces mêmes entreprises, soit-disamment pour qu'elles embauchent (alors qu'elles ne semblent pas manquer de fonds pour cela, puisqu'elles les redistribuent à leurs actionnaires).

Ou tout ceci ne serait qu'idéologique ?
70 ans après que les émules de la Confédération Générale du Patronat Français aient perdu la bataille des classes face au Conseil National de la Résistance, voyons, il serait ridicule de penser cela...
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jeudi 21 août 2014

Beaufort Shake

L'été dernier j'étais colporteur des alpages pour le fromage Beaufort, et je suis allé salué la nouvelle équipe cette année :


La tournée 2014 se termine aujourd'hui, alors je leur dédis un lien en souvenir de ma dernière vidéo de l'an dernier : https://www.youtube.com/results?search_query=do+the+harlem+shake

lundi 18 août 2014

Norok,

balkan music !


Le séjour musical en Roumanie de l'Amfifanfare est terminé.
Nous aurons eu l'occasion de travailler avec le Mahala Rai Banda et apprendre deux de leurs morceaux, nous avons joué pour le festival Pakivalo, tourné en boucle sur la troisième chaîne et fait un reportage au 20h de la première et même rencontré l'ambassadeur des USA, nous avons mis le feu à la plage de Vama Veche sur la Mer Noire, nous étions sur (puis plusieurs devant) la grande scène du Fân Fest à Rosia Montana, et nous avons roulé autant de milliers de kilomètres que nous avons bu de centilitres de palincka !

J'en ai profité pour passer une journée en Renault 8, à aller voir une Estafette en reconstruction et manger de la polenta au fromage avec de la saucisse fumée et un beignet aux myrtilles... Toujours amusant de voir que les spécialités locales sont les mêmes d'un bout à l'autre de l'Europe, avec quelques différences.
Presque déçu qu'au pied du château de Dracula on ne trouve aucune spécialité au sang de ses ennemis !


Maintenant, retour à la vie civile, avec encore des étoiles plein les yeux !
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samedi 9 août 2014

Sasto Vesto

L'Amfifanfare est partie en Roumanie, jouer, et travailler avec les musiciens d'un groupe dont on reprend quelques musiques :



Pour tout savoir sur le pays, commencez donc ici :


Et pour nous suivre :
https://www.facebook.com/amfifanfare?fref=ts
https://twitter.com/amfifanfare

jeudi 31 juillet 2014

Ils ont tué Jaurès

Dans l'épopée du roman national, nous sommes promis à une fin d'année consacrée à la "Der des ders", la grande guerre, la "Première Guerre Mondiale", qui a commencé il y a tout juste un siècle.
Certaines commémorations du 14 juillet (Fête de la Nation = prise de la Bastille = Révolution populaire) ont déjà été "entachées" de ce centenaire... On oublie un peu trop qu'un homme, parmi d'autres, quoique plus visible que les autres, a tout fait pour l'empêcher, et qu'il en est mort.

Né dans une famille d'exploitants agricoles, premier à l'Ecole Normale Supérieure en philosophie, journaliste républicain, puis suite à une grève des mineurs de Carmaux il unifit les mouvements socialistes, il est de ceux qui s'opposent à une guerre qui ne profitera qu'à ceux qui ne la feront pas.

Il sera assassiné par un patriote, qui croit que la guerre défend la nation, et que la nation est le peuple.
Gramsci écrira "En assassinant Jaurès, l'idée national a été logique, jusqu'à l'absurde. Elle demande pour elle-même à ses adversaires, sur la base de leurs principes, la liberté la plus totale, mais, sur la base de ses propres principes, elle leur nie toute liberté.
Elle considère les hommes comme des choses, non comme des êtres pensants, non comme les artisans divins de l'Univers. Et elle abat les meilleurs parmi eux pour étrangler la voix des masses, pour éclipser la conscience collective. Parce que, en niant la liberté, elle n'en connaît pas la valeur ni la force. Parce qu'elle croit, comme la toujours cru la réaction, que brûler un livre signifie détruire une idée, et que tuer un homme rend esclaves tous les autres hommes." [GRAMSCI Antonio, 1916 : article dans Avanti!]

Je ne suis pas sûr de puiser mon anti-patriotisme dans le combat de Jaurès, j'ai à peine survolé quelques uns de ses écrits, et pourtant, je me sens nourri de son esprit et de sa pensée. On lui prête une phrase, à un journaliste qui lui faisait remarquer qu'il mangeait du poulet (qui coûtait cher à cette époque) : "le socialisme, ce n'est pas priver ceux qui en ont les moyens de manger du poulet, c'est permettre à tout le monde de manger du poulet" (assurément pas la même trempe que les socialistes actuels...), et j'aime cette vision.

"Sa commémoration, pourtant, n'est pas un banal rappel à ceux qui n'ont pas de mémoire, pas plus qu'il n'est un rituel académique par lequel on voudrait glorifier un homme et créer une idole. C'est une affirmation de la vie, la glorification d'une idée." [GRAMSCI, id.]. Et j'aime penser que cette idée est celle de la paix, et donc de la justice.



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